Tadjidine, Marseillais de souche, revient sur son expérience et sa participation à J’aime à dire lors de la Saison 2. L’occasion idéale pour mieux comprendre ce que signifie faire partie de la grande famille de J’aime à dire !
Pourrais-tu te présenter et nous raconter ta rencontre avec J’AIME À DIRE ?
Je m’appelle Tadjidine, j’ai 25 ans. Je suis initialement conseiller en insertion professionnelle de formation, mais j’ai suivi une formation de prise de parole qui s’appelle Eloquentia, et c’est comme ça que j’ai découvert le monde de la prise de parole. À côté de ça, j’ai monté une association, Project’toi, avec des amis, qui accompagne les jeunes de 16 à 25 ans. En général, je gravite un peu dans le milieu de la prise de parole : je fais du théâtre et un peu de cinéma.
C’est par un ami à moi, ancien lauréat de J’aime à dire, que j’ai entendu parler de l’émission. Il m’a dit que c’était vraiment une méchante expérience (rire), que j’allais rencontrer des gens, et que c’était riche au-delà de l’émission de télé, ce qui m’a donné envie de tenter ma chance !
Comment a évolué ton texte et ta prise de parole jusqu’au jour J du tournage ? As-tu été accompagné ?
Pour l’écriture, je suis quelqu’un qui écrit toujours à la dernière minute. J’ai besoin de ce boost (rire), mais en voyant le thème (possible / impossible), le sujet d’un amour impossible m’est tout de suite venu. J’ai envoyé un message à un groupe d’amis et on s’est mis à écrire ensemble. Pour l’anecdote, un de mes amis s’est endormi, mais ce qui est dingue, c’est qu’il va faire cette saison 3 !
De mon côté, à partir du moment où j’ai reçu la réponse positive, tout s’est enchaîné. Un groupe s’est créé avec Graine d’Orateur 93, où j’ai pu suivre des coachings avec des conseils sur l’expression scénique, ce qui m’a beaucoup aidé, mais aussi sur mon texte en lui-même : reformuler certaines choses, changer des structures. L’accompagnement était global, de A à Z. Au moindre doute, je pouvais les appeler et compter sur leur aide.
Quelques mots pour décrire ton passage ?
J’ai fait d’autres déclarations dans mon parcours, mais je dis souvent que ça a été ma déclamation préférée. J’ai eu l’impression que le temps s’arrêtait le temps d’un instant, c’était vraiment magique. Tu ne te rends pas compte de tout ce qui se passe autour, tu es dans ton texte. Pour moi, ça a été l’une de mes expériences préférées.
Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?
Les rencontres ! On est des jeunes qui viennent de partout en France, avec des parcours et des âges différents… C’est tellement inspirant. De l’écoute de leurs textes aux discussions, aux combats que chacun porte, aux débats qu’on a eus ensemble, ça t’inspire pour d’autres choses, d’autres textes, pour ton parcours. Car oui, il y a le tournage, mais avant ça, il y a tout un processus : une expérience, un accompagnement, des visites, des repas…
Que dirais-tu à quelqu’un qui hésite à participer, qui n’ose pas se lancer ?
Fonce. Mais vraiment fonce, dans le sens où on a tous des choses à dire, on a tous des combats à porter, et on ne nous donne pas souvent la parole. Alors quand on nous la donne, il faut la saisir.
Depuis J’aime à dire, comment as-tu évolué ?
Je travaille toujours dans le développement de notre asso. On a organisé un concours de prise de parole qui s’est super bien passé ! À côté de ça, j’ai joué dans une pièce de théâtre avec l’association Les Têtes de l’Art. J’ai également participé au concours oratoire de la ville de Marseille et je l’ai gagné, donc que de belles choses depuis !


